Jouets: ne ‘jouons’ pas avec leur santé

On retrouve régulièrement du formamide (une substance «reprotoxique»), des perturbateurs endocriniens (des phtalates sutout, dans les plastiques), des colorants cancérigènes, et bien d’autres substances dangereuses dans les jouets de nos petits. Même si la législation existe et nous protège en partie, des inquiétudes subsistent, surtout par rapport au cocktail que forme toutes ces substances mélangées dans les bacs à jouets. Mais heureusement, se procurer des jouets «sains», ce n’est pas si compliqué.

En fait, comme souvent sur des sujets de «consommation», deux approches s’entrecroisent: la toxicité des produits utilisés et l’écologie au sens premier. Nous consommons trop, nous consommons mal. Si le marché du jouet croît chaque année un peu plus c’est parce que nous prenons l’habitude de consommer toujours plus de jouets bas de gamme. Résultat? Des constructeurs de jouets sous pression, des matières premières bon marché et de piètre qualité et des travailleurs du secteur carrément exploités. En Chine, où 60% de la production mondiale des jouets est concentrée, les ouvriers travaillent jusque 15 heures par jour, dans des conditions inhumaines. Veux-t-on vraiment mettre entre les mains de nos enfants des jouets toxiques et issus de tant de souffrance humaine ?

Quelques règles de base

– Évitons les plastique, surtout pour les moins de trois ans qui mettent sans cesse leurs jouets en bouche. Les phtalates, souvent présents dans les plastiques souples, sont des perturbateurs endocriniens avérés. Et le plastique est présent partout donc essayons d’alléger le cocktail.

– Choisissons du tissu certifié Œko Tex, qui assure qu’aucune substance dangereuse n’est présente dans le tissu, même en infime quantité (une étude du magazine allemand Œkotest de 2011 a constaté la présence fréquente de colorants azoïques, de formaldéhyde et d’antimoine, considérés comme cancérigènes, dans des tapis d’éveil par exemple).

– Choisissons du bois non traité ou avec un verni et des peintures éoclogiques (pour éviter le formaldéhyde entre autre).

– Lavons et aérons les jouets en mousse: Selon une étude de Test-Achat, on utilise toujours du formamide dans certains jouets en mousse. Cette substance, peu coûteuse et facile à utiliser, est reprotoxique (toxique pour la reproduction). On la retrouve par exemple dans les fameux tapis puzzle. Elle est autorisée par l’Europe dans une certaine mesure mais les associations de consommateurs désirent l’interdire complètement. Alors, soit on évite les jouets en mousse, soit ou les lave et on les aère au moins 24 heures avant de les donner à Loulou.

Privilégions le local et le commerce équitable

Vous pouvez trouver jouets, matériel scolaire, jeux de société et papeterie sur le site de La Pachamama (www.lapachamama.be). Isabelle Steenbruggen, ancienne bénévole chez Oxfam, a créé cette marque qui propose aujourd’hui plus de 1000 références de jouets sains et issus du commerce équitable. «Tous nos jouets sont faits à la main, dans des matières naturelles, on refuse le plastique. Et ils sont colorés avec des colorants à base d’huile de coco et confectionnés dans des tissus écologiques», explique Isabelle, qui se rend souvent aux quatre coins du monde pour collaborer avec les artisans, dans l’esprit du commerce équitable. «Nous payons un prix juste, nous assurons des collaborations à long terme et nous préfinançons souvent nos commandes pour éviter que ces artisans ne doivent aller voir les banques et s’endetter.» Ces jolis jouets sont à acheter sur le site de La Pachamama ou dans un des cent magasins qui les distribuent (adresses des revendeurs sur le site également).

Une autre marque locale, dans un tout autre genre: «Ardennes toys», qui propose de beaux jeux de construction en bois, issus de forêts gérées écologiquement, 100% made in Belgium et dans un esprit ‘récup’ puisqu’à la base, la société «4Wood» est spécialisée dans les présentoirs en bois pour magasins. Leurs jeux de constructions sont nés de l’idée de valoriser les chutes de bois! (Chez Wattitude, 7 rue Souverain-Pont à Liège. Liste des autres revendeurs sur www.ardennestoys.com). Photo: Château Philippe Auguste, 44 pièces, 50 €.

3K4B5842 cadre2

Vous êtes plutôt ‘jeux de société’? Nous vous conseillons vivement «Bioviva», qui propose une foule de jeux de sociétés sur le thème de la nature. Eco-consus et fabriqués en France, on peut les trouver chez «C’Ki le Roi», 38 avenue du Roi Chevalier à Woluwe Saint Lambert (liste des autres revendeurs sur www.bioviva.com). Photo: Bioviva, «Le jeu naturellement drôle», 29,95 €.

bioviva-le-jeuFabriqués en France également, «Les jouets libres», des jeux en bois du Jura, conçus dans un esprit durable, où l’enfant participe à la création des règles, à dénicher chez «Green Kids», 4 avenue des Hirondelles à Waterloo, par exemple).

Capture d_écran 2017-12-16 à 11.35.39

Et n’oublions pas que même en Belgique, des marques locales existent! «3 O’Clock», par exemple, une toute nouvelle marque de jouets d’éveil en crochet, faits à la main en Belgique, dans du fil écologique et réalisés par Aurore Brun, une styliste bruxelloise (www.3-o-clock.com).

3Oclock1349©Laetizia_Bazzoni@Laeti Zia_bazonni

 Arrêtons d’acheter ! Louons !

C’est la tendance, et elle est salutaire car elle a tout bon: économique, écologique et pratique pour éviter l’encombrement à la maison. Je vous en avait déjà parlé dans l’article sur les cadeaux circulaires: Chez «Simini», on s’inscrit et on reçoit une boîte de jouets à échanger chaque mois, pour 14 € par mois. C’est tellement logique, surtout pour les jouets «premier âge» qui lassent vite bébé. Amélie Dervaux vient de lancer ce concept de location pour particuliers (elle le faisait déjà auparavant pour les entreprises) et ses jouets sont sublimes. «Je privilégie les petits créateurs, les marques artisanales, européennes et écologiques. Dans chaque boîte, vous recevez plusieurs jouets et pouvez découvrir ces jolies marques qui proposent des matières nobles comme la laine, le coton, le bois…», explique la jeune femme qui a étendu le concept en proposant maintenant des jouets aux enfants de la naissance à l’âge de six ans.

 Et après ? On donne à Looops…

Looops récolte les jouets anciens (mais pas abîmés!) qu’ils offrent ensuite à des associations d’aide à l’enfance. Looops propose maintenant également des « box » jouets à acheter, à des prix évidemment très attractifs. www.looops.be

 

 

 

 

 

 

Emballez sans polluer

Combien de mètres de papier cadeaux allez-vous utiliser cette année? Combien pour toute une famille de 20 personnes? Combien pour les 11,35 millions de Belges? Combien à l’échelle de la planète? he oui… Voici quelques alternatives qui sont en plus du plus bel effet:

Le papier journal

Tant qu’il existe encore 🙂

Vous pouvez rajouter, comme moi, une petite ficelle et quelques brins de verdure ou bien une photo ancienne (ça coûte deux centimes sur les brocantes), à qui vous donnerez une deuxième vie. Ici, c’était une photo de mes grands-parents au resto dans les années 50 (je l’ai récupérée après mais en attendant ça a fait bien rire la famille de revoir cette photo :-)). Et bien sûr, vous pouvez faire pareil avec n’importe quel papier qui traîne chez vous auquel vous pouvez rajouter également un brin de verdure ou même faire des petits dessins (si, si, vous pouvez y arriver, même si c’est un peu abstrait, ça fera son petit effet!).

 

Du tissu: 

Si vous en avez chez vous et qu’ils dorment quelque part, réveillez-les, ils ont une nouvelle mission! On récupère le tissu une fois le cadeau ouvert pour l’année suivante.

Ph.6

 

Et puis, tant qu’on y est, on met de la récup’ partout: déco de table, déco de sapin…

Pourquoi? Parce que ça nous le fait à tous, dès le début du mois de décembre: la frénésie des achats nous prend. Pour éviter les dérapages financiers et, en extrapolant un chouïa, participer à sauver la planète, on peut créer sa propre déco avec de la récup’. Et puis, se relever les manches, c’est l’occasion de passer un bon moment ensemble, en famille ou entre amis.

 La table

Sur la table, la nature a tout prévu. On privilégie les pommes de pins, le lierre, les épices comme la cannelle et les étoiles de badiane. On disperse cela joliment ou bien on en fait un centre de table plus élaboré. Par exemple en récupérant une boite à chaussure que l’on peint en noir et sur laquelle on vient installer des branches de sapin et de lierre. On dépose sur ce lit de verdure des oranges piquées de clous de girofle. Pour les serviettes, on les achète en papier recyclé et on les roule en les faisant tenir avec une ficelle. On peut ainsi y glisser une branche de houx par exemple. On peut également, si on a le temps, mettre des bougies chauffe-plat dans des grosses oranges et des pamplemousses dont on a gardé que la pelure que l’on aura ajouré avec des petits emporte-pièce.

Le sapin

Pour le sapin, rien de tel que les agrumes et les pommes de pins! Découper des oranges et des citrons en rondelles de 5mm d’épaisseur et faites-les séchées sur un chauffage. Il suffit de faire un petit trou et d’y glisser une ficelle afin de les pendre à l’arbre.

Les rubans découpés dans de vieux tissus, ça marche aussi. Et bien sûr, les pommes de pins et les étoiles de badiane, naturelles ou pailletées, on leur fixe une petite ficelle et hop! Un sapin beau, pas cher et qui sent bon!

Ph.7

Je vous souhaite d’excellents préparatifs!

 

Des cadeaux circulaires sous le sapin

L’économie circulaire a tout bon: écologique, économique et surtout pratique car elle évite l’encombrement de notre espace vital. Alors, rentrez dans la ronde! Offrez du circulaire!

Pour rappel, l’économie circulaire (je vous la fais courte), se base sur le principe que rien ne se perd, tout se transforme. Le déchet doit être soit inexistant soit utile. Au rayon cadeaux circulaires donc, du recyclage et de la transformation de déchets, mais aussi de la location (et c’est là qu’on dit youpiiii, surtout les mamans et les minimalistes de tout bords).

Loués soient les cadeaux !

Pour le moment, les concepts de location tournent principalement autour de l’enfance, ce qui est logique: un enfant, ça évolue vite, ça grandit et le besoin de posséder est moins justifié. Simini, par exemple, propose une boîte de jouets à échanger chaque mois, C’est tout nouveau comme concept, c’est belge, ça coûte 14 € par mois. C’est Amélie Dervaux qui vient de lancer ce concept et ses jouets sont juste sublimes. Elle privilégie les petits créateurs, les marques artisanales, européennes et écologiques. C’est pour les enfants de la naissance à six ans.

Capture d_écran 2017-12-08 à 12.20.16

Vous pouvez aussi offrir l’abonnement à Tale Me, qui propose un système de location mensuel de vêtements (par exemple la box jeunes parents qui propose trois vêtements par mois, que les parents peuvent choisir eux-mêmes et qui coûte 69 € pour trois mois). A l’occasion des fêtes de fin d’année, Tale Me propose des box cadeaux en édition limitée,  comme la box 3-§ ans par exemple. cette dernière coûte entre 29 € et 69 € suivant le nombre de vêtements/mois choisis et vous recevez en plus une jolie paire de chaussettes de la marque Mosaert (celle de Stromae et de son amoureuse Coralie !) et un jeu à clips en matériaux recyclés. En plus, Tale Me reverse un euro par box achetée à WWF pour son action de protection des ours polaires.

Capture d_écran 2017-12-08 à 11.51.41

Quand le déchet devient une richesse

On sort de la location pour se rendre au rayon revalorisation de déchets et là il y a aussi plein de bonnes idées de cadeaux. Le « kits pleurotes » par exemple: une boîte remplie de marc de café que vous devez juste arroser et qui vous donnera au moins deux fois 200 gr de champignons. C’est Permafungi, qui est une coopérative à finalité sociale, basée sur le site de Tour et Taxis à Bruxelles, qui propose ces kits à 17,95 € (parfait donc pour un cadeau budget limité). A shopper directement sur le site!

Capture d_écran 2017-12-08 à 11.00.01

Et si vous offriez une « bâche à dos » ou une « bâche à main »? Zacharia et Valentin, les créateurs de Distinct Design ont été vachement futés de penser à récupérer les bâches publicitaires des festivals pour en faire des sacs à dos, des sacs à main et diverses pochettes. Matière première gratuite, imperméable et aux motifs fun, transformée en pièces uniques. Très tendance! Chez Orybany atelier-boutique, à Bruxelles (rue des Tanneurs 50) et chez Scoopstore à Anvers (Kloosterstraat 66). (psst: moi, ce que je trouve top comme cadeau, ce sont les pochettes de protection pour ordi portables).

Une marque que j’aime beaucoup (parce que c’est la mienne! :-)), c’est Little Panama. Je n’en n’ai pas encore parlé sur ce blog (le cordonnier le plus mal chaussé vous voyez?), mais là, ça tombe pile poil pour ce sujet! Car Little Panama, ce sont des vêtements pour enfants 100% made in Belgium, qui sont confectionnés dans du tissu neuf ET un ancien vêtement. Par exemple, on peut faire un polo homme et un polo garçon assortis, confectionnés dans du coton neuf (vous pouvez choisir dans une dizaine de couleurs) et on coupe dans l’ancienne chemise du papa, par exemple, pour faire l’intérieur du col polo. Il y a aussi des modèles pour petites filles.

Et enfin, chez ReStore Design, vous trouverez des bijoux et des objets de décoration entièrement créés à partir de matières récupérées et recyclées ou durables. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Restore design c’est deux magasins à Liège et un tout nouveau magasin à Bruxelles, rue des Brasseurs (derrière la Grand Place) et puis un webshop.

Voilà, vous avez tout en main pour offrir des cadeaux circulaires et l’histoire qui va avec!

Et si vous voulez emballer tout ces jolis trésors de manière circulaire, vous pourrez trouvez des idées simples et canons dans un autre article de ce blog: Emballer sans polluer.

 

Peintures écologiques: pas plus chères que les classiques

Ce n’est plus à prouver, les peintures issues de l’industrie pétrochimique polluent nos intérieurs. Mais aujourd’hui, il existe de nombreuses alternatives saines et naturelles qui ne coûtent même pas plus cher que les grandes marques conventionnelles. Il faut juste savoir où les trouver…

2-006Magasin « Ecobati » à Bruxelles

Certains éléments, qui se trouvent quasi systématiquement dans les peintures pétrochimiques, sont à éviter: les métaux lourds comme le chrome (ou même le plomb, mais celui-ci a heureusement quasiment disparu des pots de peintures), les solvants comme le toluène, les cétones, l’acool, etc… Ou encore des résidus d’acide acétique de synthèse. Tout cela entraine des COV (composés organiques volatiles) qui peuvent être irritants, voire toxiques à haute dose, surtout pour les personnes sensibles (enfants, femmes enceintes, asthmatiques…)

Il est donc préférable de choisir des peintures à base d’eau et de chaux, d’argile ou de caséine (une protéine présente dans le lait). Les peintures de la marque belge « Galtane », par exemple, que vous pouvez trouver chez Carodec (Auderghem et Genval) ou Eco-Logi (Eghezée)… La liste complète des revendeurs est présente sur www.galtane.com

IMG_20170426_143547

La peinture doit être également perméable car il est important qu’elle laisser ‘respirer’ vos murs. C’est d’autant plus important dans nos maisons dont la performance d’isolation augmente. C’est d’ailleurs aussi une des raisons pour lesquelles les COV peuvent avoir malheureusement plus d’impact.

Sur l’étiquette: regardez avant tout la teneurs en COV (taux de COV le plus proche possible de 0 g/l, le maximum autorisé pour la peinture murale étant de 30g/l), et la présence de labels (Ecolabel, Ange bleu, Nordic Ecolabel et surtout Nature Plus).

Il existe en fait de nombreuses marques très qualitatives, qui sont finalement moins chères en général que la plupart des grandes marques conventionnelles. Chez Ecobati, (qui possède huit magasins, www.ecobati.com), vous pouvez choisir n’importe quelle couleur de l’arc-en-ciel. Les pigments naturels sont utilisés pour colorer la peinture de la marque « Ultranature ». Comptez entre 1,09 et 2,46€ du m² suivant le nombre de litres que vous achetez et l’intensité du pigment que vous choisissez (donc  entre 2,18€ et 4,92€ pour deux couches). Un peu plus pour la peinture à l’argile. À titre de comparaison, chez Levis, le m² coûte entre 3 et 4€.

ultranature-536dispersion-couleur-002-850px

Au niveau des labels, le « Nature Plus » est le plus complet, comme l’explique Jean-François Rixen, le secrétaire général d’éco-conso. « Environ 95% des marques de peintures appartiennent en fait à un même groupe industriel. Ce groupe pétrochimique a élargi sa gamme à des produits écologiques, suivant la demande grandissante. Ces marques sont labélisées par l’Ecolabel européen, ou ses homologues ‘Nordic Ecolabel’ et ‘Ange Bleu’. Ce qui est déjà une bonne chose ! Les 5% restants sont constitués de marques d’emblée écologiques, alternatives et naturelles. Elles choisissent souvent le label ‘Nature Plus’, qui est le plus protecteur au niveau environnement et santé ».

Mais pourquoi tout le monde ne se rend pas dans les magasins de construction écologiques alors ? « Il faut simplement que nous attrapions le réflexe de passer la porte d’un magasin écologique », conclut Jean-François Rixen.

Vous voulez savoir où dénicher ces magasins ? Rendez-vous sur www.eco-conso.com, cliquez sur « Suivez le guide » puis « magasins ». La liste est longue ! Il y en a forcément un près de chez vous.

 

 

 

 

 

Pour une « sain » Valentin !

On ne veut plus des fleurs qui tuent!

La production de fleurs dans le monde est une véritable catastrophe écologique et sociale. L’immense majorité des fleurs vendues chez nous viennent des pays de l’est de l’Afrique, comme le Kenya. Elles poussent sous une pluie de produits chimiques toxiques très agressifs. Les conditions de travail des petites mains du secteur sont inhumaines. Et dans ce domaine où le bio se développe très peu, Fairtrade semble l’alternative la plus respectueuse des travailleurs et de l’environnement.

Capture d_écran 2017-11-03 à 13.51.54

 Le bio ? Rarissime !

Après de nombreuses recherches, il semble que les seuls producteurs de fleurs labélisées bio soient néerlandais. La société Zann Organic, par exemple. On retrouve ses bouquets dans des enseignes bio tels que les magasins Sequoia. Le label bio qui s’applique ici est le label bio officiel utilisé pour le matériel de reproduction (comme les bulbes). C’est donc un label sûr, mais il reste extrêmement rare sur les fleurs coupées.

Le paradoxe du local

Une production proche de chez nous a moins d’impact environnemental ? Et non ! Car il faut savoir que la plupart des fleurs européennes vendues en Belgique proviennent des Pays-Bas où elles poussent sous serres chauffées, très énergivores. L’un dans l’autre, même avec le trajet, les fleurs africaines, qui poussent abondamment et en plein air, ont une emprunte carbone environ deux fois moins élevée que leurs cousines hollandaises pour lesquelles il faut parfois l’équivalent d’un litre et demi de pétrole pour faire pousser… une seule fleur !

Fairtrade à la rescousse

Selon Fairtrade Belgium (anciennement Max Havelaar), une ferme sera labélisée Fairtrade en fonction de l’impact positif sur la condition sociale et économique du travailleur, mais aussi sur sa santé. Ce qui implique donc aussi que les travailleurs (des travailleuses en général), ne subissent pas la toxicité des produits chimiques. Fairtrade interdit également d’épuiser ou de polluer les ressources naturelles locales. Il y a donc moins de substances nocives dans le produit final, comme l’explique Bernard Buntinx, de Fairtrade Belgium : « Des études ont été effectuées pour déceler les traces de résidus chimiques dans les fleurs émanant de plantations labélisées Fairtrade. Aucune trace de résidus chimiques toxiques n’ont été retrouvées! Des produits chimiques peuvent bel et bien être utilisés pour traiter les fleurs Fairtrade. Mais ils ne peuvent en aucun cas représenter un danger pour l’homme ou pour l’environnement ».

32@Faitrade Belgium

La Belgique à la traîne

En Allemagne, 400 millions de fleurs labélisées Fairtrade ont été vendues en 2015. En Belgique, seulement 300 mille pour la même période. Un chiffre dérisoire… mais les ventes de 2016 semblent bien meilleures, nous confie Bernard Buntinx.

D’autres labels écologiques

MPS-A (label environnemental néerlandais), FFFP (Fair Flowers Fair Plants, combine MPS-A et critères sociaux) et FLP (Flower Label Program, associe aussi critères sociaux et environnementaux).

Chez « Moments Subtils » à Bastogne, par exemple, on vend les fleurs certifiées FFFP et on fait un véritable travail de sensibilisation. « Le client se soucie rarement d’où proviennent les fleurs. Nous expliquons quotidiennement l’intérêt des fleurs FFFP et Fairtrade», affirment Sofia et Marc Noël, les patrons de la boutique. Leur volonté est de vendre également des fleurs bio.

Alors, que fait-on ?

Le consommateur peut faire changer les choses en relayant massivement une demande. Chez votre fleuriste ou dans votre supermarché, demandez les fleurs bio ou Fairtrade. Si la demande se fait sentir, l’offre suivra !

Quelques enseignes vendent déjà les fleurs Fairtrade. Certains Delhaize, Carrefour et Lidl entre autre. Vous trouverez la liste sur www.fairtradebelgium.be. Vous préférez commander sur le net ? C’est par ici ! : www.aquarelle.be.

Mais aussi…

  • Tant qu’à faire, demandez des fleurs de saison, elles sont toutes aussi belles !
  • Réservez un coin de votre jardin pour faire pousser vos propres fleurs à couper… (Pour commander des graines et bulbes bio, vous pouvez vous rendre sur ecoflora.be ou sur www.fermedesaintemarthe.com).
  • Allez couper vous-même les fleurs au champ. Vous pouvez trouver une liste des champs participants en Wallonie sur fleursacouper.be. À Bruxelles, il y a par exemple Fruit-Time à Anderlecht. Et c’est bon marché ! Comptez environ 10 € pour une vingtaine de fleurs.