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Un jour, après cette question existentielle d’une fulgurante inouïe :

« Que fais-je ici, sur Terre, à manger des cracottes et des chipolatas ? Est-ce vraiment bon pour moi ? »

 … je pris une décision importante : essayer de trouver des réponses. Et j’ai trouvé bien plus de nouvelles questions que de réponses. Alimentaire, cosmétiques, textile, et tout ce que l’on consomme à la pelle, sont des secteurs aussi opaques et puants que le canal de Bruxelles.

Cela m’a d’ailleurs fait penser à ma grand mère Kiki, non pas qu’elle était  puante et opaque, mais elle avait le chic pour me donner des réponses pleines de bon sens.  Elle m’aurait répondu, avec son chouette accent bruxellois, un truc qui sonnerait comme ça : « au plus que tu crois savoir, au plus que tu comprends que tu ne sais rien. C’est la vie ma petite chérie »… ça m’aurait fait une belle jambe et j’aurais sûrement été voir du côté de mon grand-père, Popol, à qui il manquait un doigt (véridique, soi-disant coupé sur sa planche à steak), qui m’aurait crié de sortir de SA cuisine au légendaire « Café de la Gare » qui sentait bon la frite double cuisson. À dix minutes de ring, place Sainte-Catherine, mon autre grand-père, Pépé, serait sûrement en train de boire un coup avec un des clients de son magasin rutilant qui fournissait particuliers et restaurants en caviar, saumon fumé, foie-gras, huiles fines et bons vins… Là, j’aurais peut-être eu une chance de philosopher vaguement. Par contre, alors qu’à la maison c’était plutôt l’anarchie gastronomique et l’improvisation douteuse, he bien grâce à Pépé, nous nous délections régulièrement mes soeurs et moi de délicieux mets qui étaient ‘passés de date’ à sa « Ferme Landaise », mais qui étaient encore tout à fait mangeables dans nos tartines d’école. Je pris goût au caviar avant le Nutella et je trouvais normal de manger ‘à la carte’ les week-ends au Café de la Gare. C’est peut-être un peu pour ça aussi que, un jour, je décidai de faire ma vie avec un gentil épicier épicurien. Ce dernier était par contre complètement insensible à l’écologie au départ. J’ai failli abandonner plus d’une fois mes tentatives de sensibilisation, tellement il était éloigné de ce genre de préoccupations. Nabila devant Stéphane de Groodt…

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Mais aujourd’hui, mon Nabila a ouvert un marché bio (à découvrir ici si vous êtes curieux). Comme quoi… Le bon sens trouve toujours son chemin !

Bref, soyons lucides, il est temps de consommer moins mais mieux et j’ai pris à bras le corps cette mission de faire le tri dans les infos qui sont à notre disposition. Nous avons déjà dépassé les limites de l’entendement alors que demain, nous serons 1 milliard de petits gnomes frétillants de plus. Selon les Nations Unies, nous serons même 7,6 milliards en 2030. Et 11,2 milliards en 2100… Bon, j’arrête là, je ne veux pas vous stresser quant à un futur par ailleurs hypothétique (Ouiiii, voilààà, on respiiire, comme la vague…).

En tant que journaliste, je collabore régulièrement avec Metro et le magazine belge BIOTEMPO! Et vous pouvez écouter mes chroniques radio chaque semaine sur BXFM (104,3).

Mais rassurez-vous, je ne donne jamais de leçons ! J’essaye d’aller vers un mieux mais je suis loin d’être un modèle. J’en veux pour preuve que récemment, ma fille de 6 ans a scandé hystériquement: « Oh ouiii ! Allons manger chez Ikea ! Leur mayonnaise est trop bonne: elle goûte les chips aux hamburgers ! ». Je sais, ça fait beaucoup dans une seule petite phrase…

J’espère que ce blog vous plaira,

Lucie

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