Déo et débat

Quoi ? Tu fouettes des touffettes ? Tu aimerais un deo efficace mais sans la baignoire de produits chimiques ? J’ai fait ma petite enquêtounette et j’ai appris des choses, que je partage avec vous. Notamment que c’est pas mauvais en soi de bloquer la transpi (quoiii ? Mais c’est pas naturel d’empêcher la trans’ de sortir ! Laissez-là sortiiiir ! Je vais pourrir des aisselles, mes dessous de bras suffoquent, oh mon Dieeeeu j’ai maaaal…). Non. Fausse croyance. Ces glandes-là, elles ne servent plus à rien à part vous faire acheter du deo. C’est pas moi qui le dit mais un éminent professeur de l’hôpital universitaire Saint-Luc, à qui j’ai posé la question. Donc, bloquer la transpiration des dessous de bras ne serait pas mauvais en soi. SAUF si on bloque tout ce flux avec de l’aluminium. Là, ça craint un max. Et pas de chance: c’est bien sûr l’ingrédient principal d’un deo efficace. Il y a bien la pierre d’alun… Mais si elle s’appelle « Alun » c’est parce qu’elle contient aussi de l’aluminium.  MAIS de l’aluminium naturel, en rikiki doses et en moins mauvais. Ceci dit, il y a d’autres alternatives, encore plus ‘safes’. Lis-ça, en fait, ça va peut-être t’éclairer:

(article publié dans le BIOTEMPO n°11)

Un Déo « zéro défauts »

Utiliser un déodorant est devenu un geste souvent quotidien. C’est pourquoi il faut être d’autant plus vigilant quand à sa composition. La peau des aisselles est particulièrement perméable et un des composants des déodorants chimiques, les sels d’aluminiums, est régulièrement pointé du doigt comme ayant un rôle dans l’apparition du cancer du sein. Vigilance donc… Heureusement, les alternatives naturelles sont nombreuses !

D’abord, une mise au point s’impose. Il y a une différence entre le déodorant, qui « masque » l’odeur et l’anti transpirant (ou anti perspirant), qui bloque la transpiration. On entend souvent qu’empêcher ce mécanisme est néfaste pour l’organisme. C’est une fausse croyance. Les glandes sudoripares au niveau des aisselles sont inutiles, comme l’explique le professeur Dominique Tennstedt, dermatologue à l’hôpital Saint-Luc. « Ces glandes viennent de notre passé animal. Elles servaient surtout à identifier l’individu. Si la transpiration a bien sûr un rôle majeur dans la régulation de la température corporelle, elle s’effectue par bien d’autres manières que via les aisselles. »

Chouette nous direz-vous ! Le problème, c’est que le seul moyen efficace d’empêcher la transpiration, ce sont les fameux sels d’aluminiums. Et si aucune conclusion définitive et officielle n’affirme qu’ils favorisent l’apparition du cancer du sein, une énième étude, suisse celle-ci, publiée dans l’International Journal of Cancer, vient de démontrer clairement qu’une exposition prolongée peut entrainer l’apparition de tumeurs (voir l’enquête complète quelque part ici : www.unige.ch). Par précaution, il vaut donc mieux évitez ces sels d’aluminiums. Sauf ceux présents de manière naturelle et en infimes quantités dans… la pierre d’Alun !

Attention, toutes les pierres d’alun ne sont pas naturelles. Certaines sont synthétiques. Sur les étiquettes, la pierre d’alun naturelle est identifiée comme « potassium alum », comme dans le déodorant bio aux cristaux d’alun de la marque Acorelle, par exemple. Tandis que la pierre d’alun synthétique se dit « ammonium alum ».

La quantité de molécules qui pénètrent la peau est multipliée par six sur une peau irritée. Mais de manière générale, comme la peau des aisselles est très fine et perméable, évitez les compositions obscures et complexes, souvent bourrées de sels d’aluminiums synthétiques, mais aussi de parabens perturbateurs endocriniens ou encore de triclosan.

Et c’est facile, parce qu’au niveau des déodorants, de nombreuses alternatives naturelles existent. Leur action ? Parfumer pour masquer les odeurs, mais aussi nettoyer, voire désinfecter, car les mauvaises odeurs résultent de la prolifération des bactéries.

Vous pouvez utiliser des déodorants tout faits comme le déodorant de la marque Weleda au citrus ou celui de chez Melvita à l’aloe vera.

Une méthode encore plus naturelle ? Saupoudrer un peu de bicarbonate de soude alimentaire sous les aisselles en sortant de la douche ou encore tapoter avec un coton imbibé d’un peu d‘alcool ou de vinaigre de cidre, qui vont pulvériser les bactéries. Et ensuite, vous pouvez appliquer un mélange d’huile végétale agrémenté de quelques gouttes d’huile de Cyprès, ou un hydrolat comme celui à la menthe poivrée de chez Bioflore… pour le plaisir olfactif.

Le saviez-vous ?

Il faut changer régulièrement de déodorant pour garder un effet optimal. Le derme s’habituerait aux formules ! Heureusement, vous avez le choix: Pachamamaï, Lamazuna, Clémence et Vivien, sont autant d’autres jolies marques naturelles à tester.