Faire ses courses directement au champ !

De plus en plus d’agriculteurs organisent des parcelles où les consommateurs peuvent cueillir eux même leurs fruits, légumes et herbes fraiches. Enfilez vos bottes, on vous montre le chemin de ces gourmands jardins ! Pour les pommes et les poires c’est maintenant le meilleur moment…

En Wallonie

Destexhe et fils , à Verlaine dans la province de Liège. Pour le moment, on y cueille des haricots ! (www.ferme-destexhe.be)

Le pic vert, à Rumes dans la province du Hainaut.Vous y glanerez plein de légumes : en ce moment, il y a des courgettes, des concombres, des aubergines, trois sortes de salades, différentes variétés de tomates, des feuilles de moutarde, du basilic… Le tout labélisé bio ! Une idée de prix ? La courgette coûte 0,85 € la pièce, la laitue 1,45 €. (www.le-pic-vert.be) 

 À Bruxelles et ses environs

La Finca.Situé en bordure de Bruxelles, à Wezembeek-Oppem (www.la-finca.be), le domaine organise des week-ends d’auto cueillette (attention, le dernier de la saison c’est le dimanche 23 septembre !). Vous y dénicherez de nombreux légumes différents, cultivés en bio. En ce moment, vous avez des courges de toutes sortes, des poireaux, des carottes, des poivrons, des aubergines, des courgettes… Pour ces dernières par exemple, il faut compter environ 2 € le kilo (le prix varie d’un jour à l’autre en fonction des stocks et de la météo). Pour info, à partir du 23 septembre, la Finca ouvre son propre restaurant-magasin sur le site de l’Auberge des Maïeurs à Woluwe-Saint-Lambert ! (www.laubergedesmaieurs.be)

Plukplek, dans le Brabant Flamand, à Ternat. On y trouve des fruits et des légumes. En ce moment, c’est le grand boom des courges ! Le domaine est en conversion pour être labélisé bio. « Cela fait deux ans que notre sol n’a plus vu de pesticides », nous confirme-t-on. Vous pouvez vous y rendre jusqu’au mois de novembre. Toutes les dates d’ouverture sont actualisées sur le site internet. (www.plukplek.be)

Fruit-Time, à Anderlecht. On reçoit une barquette que l’on rempli de framboises, fraises ou autres petits fruits, puis on paye en fonction du poids. Les arbres fruitiers croulent littéralement sous les fruits, façon corne d’abondance ! Le petit plus, les allées de fleurs magnifiques, que vous pouvez également cueillir. Mais gardez bien l’adresse pour le printemps car la saison des petits fruits vient de se terminer. (www.fruit-time.be)

Marie’s Garden,à Overijse. Un potager-verger situé à dix minutes de Bruxelles.(www.mariesgarden.be). Connu surtout pour ses délicieuses fraises !

Pommes et poires

Les vergers aussi proposent l’auto cueillette ! Et là, c’est le bon moment ! À Braine-le-Comte, la culture fruitière du Point du Jour vous accueille dès septembre pour venir cueillir différentes variétés de pommes, tous les jours sauf le jeudi. Cela vous coûtera entre 0,80 et 1,5 € le kilo de pommes (le tarif est dégressif donc si vous vous mettez à plusieurs pour acheter beaucoup, c’est une bonne astuce pour payer moins cher !). Pour avoir une idée de la quantité, un kilo de pommes ‘Cox’ représente entre 8 et 10 pommes et un kilo de ‘Jonagold’ environ quatre ou cinq pièces.

Pour les pommes et les poires, rendez-vous également à Ramillies, au Verger Jadoul qui ouvre ses portes fin septembre et début octobre, ou encore au Verger du Bout de l’Allée à Dalhem ainsi qu’au Verger des coccinelles du côté de Les Bons Villers, dans ces mêmes dates.

 Chasse gardée

Autre possibilité : les potagers partagés. Comme le domaine du Chant des Cailles à Boitsfort où quelques hectares produisent de nombreuses variétés de légumes et quelques fruits, réservés aux personnes qui font partie du réseau. Ici, plusieurs centaines d’habitants du quartier. (www.chantdescailles.be).

Il y a peut-être un potager collectif près de chez vous ! Vous pouvez le trouver sur le site internet du réseau des consommateurs responsables : le RCR, qui propose une carte où sont référencés plus de 563 potagers collectifs (https://www.asblrcr.be/potager-collectif). À Bruxelles, il y a également le site www.potagersurbains.be créé autour du concept « Good Food », qui propose une carte des potagers de la capitale.

Lucie Hage

Inquiétant électrosmog: la physicienne Wendy de Hemptinne nous explique tout…

« Les normes de protection contre les ondes électromagnétiques artificielles sont complètement obsolètes »

Wendy de Hemptinne est une physicienne belge qui donne, depuis deux ans, des conférences pour informer sur le fonctionnement des champs électromagnétiques résultants entre autre de la téléphonie mobile et du wi-fi. Très vite, je me suis rendu compte que si le débat était rarement soulevé au niveau de la société civile, laissant du coup le champ libre aux nombreux lobbys de la téléphonie entre autres, c’est parce que la question est complexe et demande d’être comprise de manière approfondie.

Wendy avait raison. Avant de m’accorder une interview, la physicienne a formulé une condition: que j’assiste à une de ses conférences où elle explique en détail, pendant trois bonnes heures, le fonctionnement des ondes et leur probable impact. Après une telle démonstration scientifique, personne ne peut douter du bien fondé des signaux d’alarmes envoyés de part le monde par des milliers de scientifiques qui demandent juste des normes plus réalistes. Je ne vous en dit pas plus, Wendy de Hemptinne le fait bien mieux que moi. Bonne lecture !

Dans le monde entier, des spécialistes mettent en garde quant au seuil pris en compte pour protéger la population des ondes électromagnétiques. Pourquoi ?

« Il y a un nombre croissant d’études scientifiques publiées dans des revues à comité de lecture qui mettent en évidence des risques sérieux pour la santé humaine et pour le règne vivant en général, même aux niveaux d’exposition admis par les normes. Ces risques sont d’autant plus grands que l’exposition aux champs et rayonnements électromagnétiques de nos technologies sans fil est prolongée. On n’a pas encore atteint de consensus dans l’ensemble de la communauté scientifique mais de plus en plus de spécialistes estiment que nous disposons à ce jour de suffisamment d’éléments pour affirmer qu’il y a bel et bien un risque pour la santé humaine. Ils convergent vers la même conclusion : les normes actuelles sont insuffisantes pour protéger la santé. Elles ont été établies sur des postulats obsolètes. La base des normes de radiofréquences a été établie en 1998 et ne prend nullement en compte le schéma d’exposition actuel et les spécificités toutes particulières des technologies de nouvelle génération. Après la 2G, la 3G, la 4G, on parle à présent de généraliser la 5G alors même qu’aucune étude préalable, sérieuse et indépendante, ne démontre son innocuité. C’est comme si on mettait sur le marché un nouveau médicament sans aucune évaluation préalable, en se disant : on verra bien, on avisera. »

Vous voulez dire que les autorités sanitaires, comme l’OMS, prendraient des risques sanitaires aussi importants ?

« Pour les rayonnements de hautes fréquences émis par nos technologies mobiles, l’OMS recommande des seuils qui permettent de se prémunir des effets thermiques, c’est-à-dire d’une élévation trop importante de la température de nos tissus. Ces seuils ne sont pas taillés, par contre, pour se prémunir des effets biologiques autres que thermiques. Or, de plus en plus d’études indiquent que des effets biologiques non thermiques se produisent et peuvent avoir des conséquences sanitaires à des niveaux d’exposition même très faibles, d’autant plus lorsque l’exposition est prolongée. Nulle considération non plus pour la vulnérabilité particulière des enfants et des fœtus. Par ailleurs, les normes qui découlent des recommandations de l’OMS s’appliquent aux appareils pris individuellement. Mais qu’en est-il de la multiplicité des appareils qui envahissent nos lieux de vie, smartphones avec tous leur cortège d’options sans fil, téléphones DECT, babyphones, routeur WiFi et objets connectés en tous genres, … S’y ajoute aussi le rayonnement des antennes-relais, des radars, des antennes de radio et télédiffusion et prochainement des compteurs communicants…. C’est un gouffre qui sépare les recommandations de l’OMS et les valeurs de précaution préconisées par les spécialistes. Pour fixer les ordres de grandeur, c’est comme si des spécialistes du monde entier nous disaient de ne pas dépasser une hauteur de 10 cm et que l’OMS ne nous alertait que lorsque nous arrivions à hauteur du Mont-Blanc. »

Par quel mécanisme ces champs artificiels pourraient nous affecter et quels sont les types d’effets que nous pourrions ressentir ?

« Les êtres vivants fonctionnent sur des principes électromagnétiques. Pensez par exemple à l’électroencéphalogramme ou l’électrocardiogramme. Il n’est dès lors pas étonnant que des champs et rayonnements électromagnétiques, naturels ou artificiels, puissent avoir un impact sur nos cellules. Mais les champs et rayonnements électromagnétiques artificiels sont très différents des champs et rayonnements naturels dans lesquels les êtres vivants ont évolués depuis toujours. Cela ne se réduit pas à une question de fréquence et d’intensité. Les rayonnements émis par nos technologies ont aussi une forme tout à fait inédite. Ils sont modulés (superposition de plusieurs fréquences sur une fréquence porteuse) et pulsés (envoyés par saccades). Ceci implique des variations brutales et incessantes de l’intensité du signal. On peut aisément concevoir qu’un tel signal soit beaucoup plus impactant pour nos cellules et leur fonctionnement. Chez les uns, cela peut se manifester sous la forme de maux de tête, de vertiges, de troubles du sommeil, chez d’autres par des troubles de la concentration et de la mémorisation, chez d’autres encore ce seront des palpitations, une nervosité accrue, des atteintes aux organes des sens, … Des médecins s’inquiètent des conséquences sur la fertilité et le développement embryonnaire,… Les études scientifiques documentent des risques de pathologies dégénératives type cancers, maladie d’Alzheimer…. »

Vous dites également que de plus en plus de personnes deviennent électrohypersensibles…

« Un nombre croissant de personnes se disent élecrohypersensibles. Ils sont incommodés ou présentent des troubles de santé à des degrés de sévérité divers lorsqu’ils sont exposés à des champs et rayonnements électromagnétiques artificiels, même de faible intensité. Des études tendent à montrer que 3 à 10% de la population serait électrohypersensible. A défaut d’un recensement systématique, il est difficile de confirmer des chiffres, d’autant que vraisemblablement il y a des personnes qui n’ont pas fait le lien entre leurs symptômes et leur exposition. Ils peuvent s’entendre dire : ‘Vous avez mal à la tête ? Vous êtes déprimé ? Prenez donc ce médicament et allez voir un psy’. Les médecins sont à ce jour très peu sensibilisés à la problématique de la pollution électromagnétique. Autre difficulté pour les médecins, c’est le caractère aspécifique des symptômes qui peuvent tout aussi bien être ceux d’une autre affection. Des problèmes hormonaux, de sommeil, voire un cancer sont possiblement liés à une mauvaise alimentation, un stress chronique ou à la pollution chimique, par exemple. C’est évident que le problème est multifactoriel. Il n’est pas possible d’isoler le seul effet de la pollution électromagnétique. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’adopter une approche prudente à l’égard des technologies sans fil et d’apprendre à en faire un usage raisonné et responsable. L’OMS a quand même classé les rayonnements électromagnétiques de nos technologies mobiles en catégorie 2B, possiblement cancérigènes, sur la base d’un risque accru de tumeur au cerveau associé à l’usage du téléphone mobile. Dans cette même catégorie on trouve aussi le plomb et le DDT. Je doute que quiconque accepterait de s’asperger au quotidien de ces produits, même en faible quantité. Pourquoi le faire alors avec des rayonnements électromagnétiques épinglés comme possiblement cancérigènes ? »

Les conseils de Wendy pour réduire son exposition et adopter un usage raisonné et responsable des technologies sans fil :

1) Supprimer la source de rayonnements : par exemple en déconnectant les options sans fil sur les appareils quand elles ne sont pas strictement nécessaires, en privilégiant dès que possible les alternatives filaires pour l’accès à internet et les téléphones domestiques, …

2) Minimiser la durée d’exposition : par exemple en limitant les appels en nombre et en durée, en privilégiant les SMS, en paramétrant son téléphone portable domestique (DECT) en mode ECO, en éteignant son routeur WiFi et son smartphone, au moins la nuit, …

3) S’éloigner de la source ou éloigner la source : par exemple en téléphonant en mode haut-parleur ou avec des oreillettes, en se tenant à distance des personnes qui téléphonent,…

4) Réduire la puissance de la source : par exemple en évitant d’utiliser son téléphone dans les endroits où la réception est de mauvaise qualité, dans les transports, ….

5) Sensibiliser son entourage, ne pas hésiter à interpeler l’école de ses enfants ou son employeur par rapport au WiFi généralisé dans les bâtiments, par exemple.

Ceci n’est qu’une base de réflexion, nous ne pouvons que vous conseiller vivement de vous rendre à l’occasion à une des conférences où Wendy explique le sujet en détail. Pour connaître les dates des conférences, inscrivez-vous sur www.physalis-consult.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bruxelles, ma pelle !

Bruxelles, ma pelle !

Pierre et Nassim ont fait l’acquisition d’un champ et d’un bout de forêt en bordure de Bruxelles, dans l’idée d’y développer une agriculture durable et profitable aux Bruxellois. Un véritable verger-potager botanique qui compte plus de 1200 variétés.

Pierre Barbieux est spécialisé en agroécologie et Nassim Khabazi est sociologue et passionné d’apiculture. À deux, ils ont ouvert quatre établissements de bouche à Bruxelles, dont deux place Fernand Coq à Ixelles : « Noir », un bar à pizza et à vins natures, et juste à côté, « The Haus », un bar à gin-tonics. Leur rêve est de créer un circuit court qui va permettre, entre autre, de garnir leurs pizzas avec de bons légumes locaux (et pour certains très originaux !) et d’agrémenter leurs gin-tonics d’aromates, de baies et de fruits ‘made in Rhode Saint Genèse’.

Pour info, leurs délicieuses pizzas se déclinent aussi en version pâte « digestion légère » à base de farine au blé antique Maiorca, pauvre en gluten, produite par des petits paysans siciliens… Pour l’avoir testée, on sent tout de suite qu’il y a une différence de consistance puis vient ensuite ce petit côté légèrement sucré. Et après, on se sent un peu moins lourd qu’après avoir ingurgité une pizza du coin… assurément!

Terres en voie de disparition

Les terres agricoles étant quasiment impossibles à dénicher à Bruxelles, il leur aura fallu cinq ans pour trouver le graal. Leurs trois hectares se trouvent à la frontière entre Linkebeek et Rhode. Cet écosystème forestier, comme ils le nomment, est basé sur une polyculture d’arbres fruitiers, d’arbustes et de légumes pérennes (qu’on ne doit pas replanter d’années en années, comme par exemple les asperges ou les artichauts). L’arbre est l’élément central de ce système, explique Pierre : « l’arbre fertilise la terre, retient l’eau, permet la création de humus et donne des fruits. » Leur objectif est global : garnir leurs propres tables mais aussi d’autres restaurants et magasins à l’esprit bio et enfin, permettre aux particuliers de se fournir directement sur place.

Des passeurs d’information

Pierre et Nassim aiment aussi l’idée d’une transmission, d’une sensibilisation. Sur leur petite colline verdoyante, ils aiment accueillir des groupes de particuliers. « L’objectif c’est que les gens viennent ici pour se reconnecter à la nature, nous donner un coup de main pour les cueillettes, ou se balader tout simplement », insiste Nassim. Une balade qui risque d’être passionnante car cet endroit se rapproche bien plus d’un jardin botanique que d’un champ de patates. De nombreuses espèces ancestrales, voire exotiques, comme ces mini kiwis qu’on peut manger avec la peau ou ces épinards grimpants du Caucase, ont été plantées. Les deux entrepreneurs ambitionnent d’ailleurs de collaborer avec des pépiniéristes, des conservatoires régionaux et des universitaires, dans un esprit de conservation d’espèces et de variétés rares.

Agriculture expérimentale

Roquettes sauvages, champignons des bois, basilics du monde, origans divers, ail des ours, arbres fruitiers de toutes sortes… qui va aider qui ? Pierre est excité comme un enfant qui aurait reçu la boîte du petit chimiste : « On va expérimenter, voir quelles collaborations de plantes, légumes ou arbres, sont les plus productives et les plus profitables. » Et inutile de préciser qu’aucun intrant chimique n’aura de visa sur leur territoire. Terreaux et fertilisants sont issus de leur compost. Le désherbant n’a pas lieu d’être car la surface agricole est recouverte de manière permanente par de la paille et d’autres matières végétales. Et les maladies sont évitées grâce à la synergie entre les espèces. On en connaît qui doivent attendre impatiemment le printemps…

www.noirwinebar.be

Nassim est venu parler de leur projet dans la chronique « Let it Bio » sur BXFM :

 

Jouets: ne ‘jouons’ pas avec leur santé

On retrouve régulièrement du formamide (une substance «reprotoxique»), des perturbateurs endocriniens (des phtalates sutout, dans les plastiques), des colorants cancérigènes, et bien d’autres substances dangereuses dans les jouets de nos petits. Même si la législation existe et nous protège en partie, des inquiétudes subsistent, surtout par rapport au cocktail que forme toutes ces substances mélangées dans les bacs à jouets. Mais heureusement, se procurer des jouets «sains», ce n’est pas si compliqué.

En fait, comme souvent sur des sujets de «consommation», deux approches s’entrecroisent: la toxicité des produits utilisés et l’écologie au sens premier. Nous consommons trop, nous consommons mal. Si le marché du jouet croît chaque année un peu plus c’est parce que nous prenons l’habitude de consommer toujours plus de jouets bas de gamme. Résultat? Des constructeurs de jouets sous pression, des matières premières bon marché et de piètre qualité et des travailleurs du secteur carrément exploités. En Chine, où 60% de la production mondiale des jouets est concentrée, les ouvriers travaillent jusque 15 heures par jour, dans des conditions inhumaines. Veux-t-on vraiment mettre entre les mains de nos enfants des jouets toxiques et issus de tant de souffrance humaine ?

Quelques règles de base

– Évitons les plastique, surtout pour les moins de trois ans qui mettent sans cesse leurs jouets en bouche. Les phtalates, souvent présents dans les plastiques souples, sont des perturbateurs endocriniens avérés. Et le plastique est présent partout donc essayons d’alléger le cocktail.

– Choisissons du tissu certifié Œko Tex, qui assure qu’aucune substance dangereuse n’est présente dans le tissu, même en infime quantité (une étude du magazine allemand Œkotest de 2011 a constaté la présence fréquente de colorants azoïques, de formaldéhyde et d’antimoine, considérés comme cancérigènes, dans des tapis d’éveil par exemple).

– Choisissons du bois non traité ou avec un verni et des peintures éoclogiques (pour éviter le formaldéhyde entre autre).

– Lavons et aérons les jouets en mousse: Selon une étude de Test-Achat, on utilise toujours du formamide dans certains jouets en mousse. Cette substance, peu coûteuse et facile à utiliser, est reprotoxique (toxique pour la reproduction). On la retrouve par exemple dans les fameux tapis puzzle. Elle est autorisée par l’Europe dans une certaine mesure mais les associations de consommateurs désirent l’interdire complètement. Alors, soit on évite les jouets en mousse, soit ou les lave et on les aère au moins 24 heures avant de les donner à Loulou.

Privilégions le local et le commerce équitable

Vous pouvez trouver jouets, matériel scolaire, jeux de société et papeterie sur le site de La Pachamama (www.lapachamama.be). Isabelle Steenbruggen, ancienne bénévole chez Oxfam, a créé cette marque qui propose aujourd’hui plus de 1000 références de jouets sains et issus du commerce équitable. «Tous nos jouets sont faits à la main, dans des matières naturelles, on refuse le plastique. Et ils sont colorés avec des colorants à base d’huile de coco et confectionnés dans des tissus écologiques», explique Isabelle, qui se rend souvent aux quatre coins du monde pour collaborer avec les artisans, dans l’esprit du commerce équitable. «Nous payons un prix juste, nous assurons des collaborations à long terme et nous préfinançons souvent nos commandes pour éviter que ces artisans ne doivent aller voir les banques et s’endetter.» Ces jolis jouets sont à acheter sur le site de La Pachamama ou dans un des cent magasins qui les distribuent (adresses des revendeurs sur le site également).

Une autre marque locale, dans un tout autre genre: «Ardennes toys», qui propose de beaux jeux de construction en bois, issus de forêts gérées écologiquement, 100% made in Belgium et dans un esprit ‘récup’ puisqu’à la base, la société «4Wood» est spécialisée dans les présentoirs en bois pour magasins. Leurs jeux de constructions sont nés de l’idée de valoriser les chutes de bois! (Chez Wattitude, 7 rue Souverain-Pont à Liège. Liste des autres revendeurs sur www.ardennestoys.com). Photo: Château Philippe Auguste, 44 pièces, 50 €.

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Vous êtes plutôt ‘jeux de société’? Nous vous conseillons vivement «Bioviva», qui propose une foule de jeux de sociétés sur le thème de la nature. Eco-consus et fabriqués en France, on peut les trouver chez «C’Ki le Roi», 38 avenue du Roi Chevalier à Woluwe Saint Lambert (liste des autres revendeurs sur www.bioviva.com). Photo: Bioviva, «Le jeu naturellement drôle», 29,95 €.

bioviva-le-jeuFabriqués en France également, «Les jouets libres», des jeux en bois du Jura, conçus dans un esprit durable, où l’enfant participe à la création des règles, à dénicher chez «Green Kids», 4 avenue des Hirondelles à Waterloo, par exemple).

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Et n’oublions pas que même en Belgique, des marques locales existent! «3 O’Clock», par exemple, une toute nouvelle marque de jouets d’éveil en crochet, faits à la main en Belgique, dans du fil écologique et réalisés par Aurore Brun, une styliste bruxelloise (www.3-o-clock.com).

3Oclock1349©Laetizia_Bazzoni@Laeti Zia_bazonni

 Arrêtons d’acheter ! Louons !

C’est la tendance, et elle est salutaire car elle a tout bon: économique, écologique et pratique pour éviter l’encombrement à la maison. Je vous en avait déjà parlé dans l’article sur les cadeaux circulaires: Chez «Simini», on s’inscrit et on reçoit une boîte de jouets à échanger chaque mois, pour 14 € par mois. C’est tellement logique, surtout pour les jouets «premier âge» qui lassent vite bébé. Amélie Dervaux vient de lancer ce concept de location pour particuliers (elle le faisait déjà auparavant pour les entreprises) et ses jouets sont sublimes. «Je privilégie les petits créateurs, les marques artisanales, européennes et écologiques. Dans chaque boîte, vous recevez plusieurs jouets et pouvez découvrir ces jolies marques qui proposent des matières nobles comme la laine, le coton, le bois…», explique la jeune femme qui a étendu le concept en proposant maintenant des jouets aux enfants de la naissance à l’âge de six ans.

 Et après ? On donne à Looops…

Looops récolte les jouets anciens (mais pas abîmés!) qu’ils offrent ensuite à des associations d’aide à l’enfance. Looops propose maintenant également des « box » jouets à acheter, à des prix évidemment très attractifs. www.looops.be

 

 

 

 

 

 

Emballez sans polluer

Combien de mètres de papier cadeaux allez-vous utiliser cette année? Combien pour toute une famille de 20 personnes? Combien pour les 11,35 millions de Belges? Combien à l’échelle de la planète? he oui… Voici quelques alternatives qui sont en plus du plus bel effet:

Le papier journal

Tant qu’il existe encore 🙂

Vous pouvez rajouter, comme moi, une petite ficelle et quelques brins de verdure ou bien une photo ancienne (ça coûte deux centimes sur les brocantes), à qui vous donnerez une deuxième vie. Ici, c’était une photo de mes grands-parents au resto dans les années 50 (je l’ai récupérée après mais en attendant ça a fait bien rire la famille de revoir cette photo :-)). Et bien sûr, vous pouvez faire pareil avec n’importe quel papier qui traîne chez vous auquel vous pouvez rajouter également un brin de verdure ou même faire des petits dessins (si, si, vous pouvez y arriver, même si c’est un peu abstrait, ça fera son petit effet!).

 

Du tissu: 

Si vous en avez chez vous et qu’ils dorment quelque part, réveillez-les, ils ont une nouvelle mission! On récupère le tissu une fois le cadeau ouvert pour l’année suivante.

Ph.6

 

Et puis, tant qu’on y est, on met de la récup’ partout: déco de table, déco de sapin…

Pourquoi? Parce que ça nous le fait à tous, dès le début du mois de décembre: la frénésie des achats nous prend. Pour éviter les dérapages financiers et, en extrapolant un chouïa, participer à sauver la planète, on peut créer sa propre déco avec de la récup’. Et puis, se relever les manches, c’est l’occasion de passer un bon moment ensemble, en famille ou entre amis.

 La table

Sur la table, la nature a tout prévu. On privilégie les pommes de pins, le lierre, les épices comme la cannelle et les étoiles de badiane. On disperse cela joliment ou bien on en fait un centre de table plus élaboré. Par exemple en récupérant une boite à chaussure que l’on peint en noir et sur laquelle on vient installer des branches de sapin et de lierre. On dépose sur ce lit de verdure des oranges piquées de clous de girofle. Pour les serviettes, on les achète en papier recyclé et on les roule en les faisant tenir avec une ficelle. On peut ainsi y glisser une branche de houx par exemple. On peut également, si on a le temps, mettre des bougies chauffe-plat dans des grosses oranges et des pamplemousses dont on a gardé que la pelure que l’on aura ajouré avec des petits emporte-pièce.

Le sapin

Pour le sapin, rien de tel que les agrumes et les pommes de pins! Découper des oranges et des citrons en rondelles de 5mm d’épaisseur et faites-les séchées sur un chauffage. Il suffit de faire un petit trou et d’y glisser une ficelle afin de les pendre à l’arbre.

Les rubans découpés dans de vieux tissus, ça marche aussi. Et bien sûr, les pommes de pins et les étoiles de badiane, naturelles ou pailletées, on leur fixe une petite ficelle et hop! Un sapin beau, pas cher et qui sent bon!

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Je vous souhaite d’excellents préparatifs!

 

Des cadeaux circulaires sous le sapin

L’économie circulaire a tout bon: écologique, économique et surtout pratique car elle évite l’encombrement de notre espace vital. Alors, rentrez dans la ronde! Offrez du circulaire!

Pour rappel, l’économie circulaire (je vous la fais courte), se base sur le principe que rien ne se perd, tout se transforme. Le déchet doit être soit inexistant soit utile. Au rayon cadeaux circulaires donc, du recyclage et de la transformation de déchets, mais aussi de la location (et c’est là qu’on dit youpiiii, surtout les mamans et les minimalistes de tout bords).

Loués soient les cadeaux !

Pour le moment, les concepts de location tournent principalement autour de l’enfance, ce qui est logique: un enfant, ça évolue vite, ça grandit et le besoin de posséder est moins justifié. Simini, par exemple, propose une boîte de jouets à échanger chaque mois, C’est tout nouveau comme concept, c’est belge, ça coûte 14 € par mois. C’est Amélie Dervaux qui vient de lancer ce concept et ses jouets sont juste sublimes. Elle privilégie les petits créateurs, les marques artisanales, européennes et écologiques. C’est pour les enfants de la naissance à six ans.

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Vous pouvez aussi offrir l’abonnement à Tale Me, qui propose un système de location mensuel de vêtements (par exemple la box jeunes parents qui propose trois vêtements par mois, que les parents peuvent choisir eux-mêmes et qui coûte 69 € pour trois mois). A l’occasion des fêtes de fin d’année, Tale Me propose des box cadeaux en édition limitée,  comme la box 3-§ ans par exemple. cette dernière coûte entre 29 € et 69 € suivant le nombre de vêtements/mois choisis et vous recevez en plus une jolie paire de chaussettes de la marque Mosaert (celle de Stromae et de son amoureuse Coralie !) et un jeu à clips en matériaux recyclés. En plus, Tale Me reverse un euro par box achetée à WWF pour son action de protection des ours polaires.

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Quand le déchet devient une richesse

On sort de la location pour se rendre au rayon revalorisation de déchets et là il y a aussi plein de bonnes idées de cadeaux. Le « kits pleurotes » par exemple: une boîte remplie de marc de café que vous devez juste arroser et qui vous donnera au moins deux fois 200 gr de champignons. C’est Permafungi, qui est une coopérative à finalité sociale, basée sur le site de Tour et Taxis à Bruxelles, qui propose ces kits à 17,95 € (parfait donc pour un cadeau budget limité). A shopper directement sur le site!

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Et si vous offriez une « bâche à dos » ou une « bâche à main »? Zacharia et Valentin, les créateurs de Distinct Design ont été vachement futés de penser à récupérer les bâches publicitaires des festivals pour en faire des sacs à dos, des sacs à main et diverses pochettes. Matière première gratuite, imperméable et aux motifs fun, transformée en pièces uniques. Très tendance! Chez Orybany atelier-boutique, à Bruxelles (rue des Tanneurs 50) et chez Scoopstore à Anvers (Kloosterstraat 66). (psst: moi, ce que je trouve top comme cadeau, ce sont les pochettes de protection pour ordi portables).

Une marque que j’aime beaucoup (parce que c’est la mienne! :-)), c’est Little Panama. Je n’en n’ai pas encore parlé sur ce blog (le cordonnier le plus mal chaussé vous voyez?), mais là, ça tombe pile poil pour ce sujet! Car Little Panama, ce sont des vêtements pour enfants 100% made in Belgium, qui sont confectionnés dans du tissu neuf ET un ancien vêtement. Par exemple, on peut faire un polo homme et un polo garçon assortis, confectionnés dans du coton neuf (vous pouvez choisir dans une dizaine de couleurs) et on coupe dans l’ancienne chemise du papa, par exemple, pour faire l’intérieur du col polo. Il y a aussi des modèles pour petites filles.

Et enfin, chez ReStore Design, vous trouverez des bijoux et des objets de décoration entièrement créés à partir de matières récupérées et recyclées ou durables. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Restore design c’est deux magasins à Liège et un tout nouveau magasin à Bruxelles, rue des Brasseurs (derrière la Grand Place) et puis un webshop.

Voilà, vous avez tout en main pour offrir des cadeaux circulaires et l’histoire qui va avec!

Et si vous voulez emballer tout ces jolis trésors de manière circulaire, vous pourrez trouvez des idées simples et canons dans un autre article de ce blog: Emballer sans polluer.

 

Yo, les moules ! On va retrouver notre vitalité !

Céline et Laurence, je les connais depuis un bout de temps. Elles sont fascinantes! Chacune avec leurs expériences personnelle et professionnelle, elles se donnent corps et âme à la préservation de la vitalité des personnes qu’elles rencontrent. Et quand on les a en face de soi, portées par cet enthousiasme débordant, on se dit qu’elles ont vraiment trouvé leur mission de vie ces deux-là.

Depuis plusieurs années, Laurence, qui a fait diverses formations, reçoit chez elle pour donner entre autre des massages, des conseils en alimentation et en respiration. Et Céline, c’est la geek du duo. Après avoir fait l’expérience d’un vrai-de-vrai-burn-out-tout-bien-comme-il-faut duquel elle s’est sortie avec un changement radical d’alimentation, elle s’est alliée à Laurence pour ensemble créer tout un « package » vitalité accessible via la plateforme www.jeclicnaturel.be. Le but? Encadrer au quotidien le cheminement vers la vitalité perdue. Et on l’a quasi tous un peu perdue, non? Céline l’explique fort bien lors de sa visite dans ma chronique « Let it bio » sur BXFM: Être plein de vitalité c’est se lever en pleine forme et garder la patate jusqu’au coucher (Céline a un bon esprit de synthèse). Donc, déjà, si vous avez des coups de pompe, c’est pas top… On a oublié, pour la plupart d’entre nous, ce que c’était que d’être en pleine forme chaque jour… Faites une fois le test sur leur site, (ici) il est gratuit et très intéressant. Je pensais être dans la bonne moyenne niveau vitalité puis en fait non. J’ai obtenu les résultats d’une moule. Mais ça va changer! Grâce aux conseils de Céline et laurence. Des trucs tout con, genre bien respirer, marcher, être conscient de ce que l’on mange. Sur leur site, il y a plein de conseils mais aussi des explications précises du fonctionnement de notre organisme et puis des recettes simples et bourrées de vitalité (par-là). Regarde:

Si je vous parle de « Jeclicnaturel » aujourd’hui c’est parce que ce jeudi 7 décembre, Laurence et Céline vont nous dévoiler le concept de leur tout nouveau programme: « Je muscle ma vitalité ». C’est quoi? Suspense suspense… Le voile sera levé demain lors d’une conférence en ligne. Vous pouvez d’ailleurs vous inscrire ici pour recevoir vos accès à la conférence (qui aura donc lieu ce jeudi 7 décembre à 20h précise!): https://jeclicnaturel.learnybox.com/inscription-reveillez-votre-energie-vitale/

Oui, je sais, on est un peu noyés aujourd’hui dans cet océan de « healthy concepts », mais là, ce sont des nanas passionnées, passionnantes et super pro, qui se mettent au service de l’humain avec une réelle bienveillance. Moi, en tout cas, je vais suivre leur parcours vitalité et je reviendrai vous donner des nouvelles de ma jauge énergétique (oui, je sais, tout le monde s’en fout, mais je fais ce que je veux sur mon blog).

Et si vous voulez entendre la jolie voix pleine de vitalité de Céline dans ma chronique sur BXFM, c’est ici en-dessous:

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Tero, Seedz & co: mes cantines bio

Vous avez envie d’un lunch ou d’un petit resto version bio ? J’ai ce qu’il vous faut:

Tero: c’est l’hystérie du côté des fan de healthy et des locavores ! Mieux vaut d’ailleurs réserver sa table, pour les soirs en tout cas. Il y a deux Tero, un du côté de Wavre (en face du Trafic, 56 rue de Champles, à Bièrges). Et un à Bruxelles, qui a ouvert très récemment (1 rue Saint-Bernard à Saint-Gilles, tout près de la place Stéphanie). Tero c’est bon, super vitaminé, et surtout c’est local, bio et de saison puisque la majorité des produits cuisinés  proviennent de leur propre potager labellisé bio, oui Madame (installé à la ferme des Rabanisse). Depuis peu, ils élèvent également leur propre bétail et leurs propres cochons… C’est pas donné donné mais c’est acceptable pour de si bons produits cuisinés avec tant de délicatesse (la cuisson basse température c’est la base chez Tero). La carte change très vite. Elle est accessible sur le web: ici (carte de Bruxelles). Sachez que si les prix ont l’air bas pour les plats, c’est parce qu’ils sont petitement portionnés, le but étant  de commander éventuellement deux, voire trois plats chacun (façon tapas). Très sympa entre potes pour goûter un peu à tout. Mais qui mieux que l’inventeur de TERO pour nous en parler ? J’ai reçu Arthur dans ma chronique ‘Let it bio’ sur BXFM. Gentil, bien élevé, l’oeil vif et le teint vitaminé. On lui souhaite beaucoup de succès 🙂

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Seedz: le nouveau spot « vivant » de la Place Brugmann à Uccle. C’est en lieu et place de l’ancien Montaigne que s’est installé la nouvelle salle à manger de Martine Fallon, la tête d’affiche de la cuisine vivante en Belgique. Recettes légères à base de produits crus superbement assaisonnés (les vinaigrettes sont diiiiiingues !), commande au comptoir, le tout dans une ambiance pinterest avec une touche d’Instagram… Mais si la déco est épurée, l’addition elle, ne l’est pas ! Une petite assiette avec trois choix de salades, payée au poids + une boisson = 16 euros environ … Un ‘grain’ cher. Mais vous serez ravis si votre cerveau est en mode ‘privilégier la qualité à la quantité’.

Seedz (« graines » en français. Ben quoi??? Moi, je ne le savais pas ;-), c’est place Georges Brugmann, 27, à Ixelles.

https://www.facebook.com/iLoveSeedz/


 

Gramm: Autant vous le dire tout de suite, Gramm restaurant, c’est du sérieux ! Ouverte en 2014, cette table bruxelloise qui propose de la cuisine française avec des associations intersidérales, contient également un Chef fraîchement consacré « jeune chef de l’année 2018 » par le -un peu moins frais mais pour le moins sacré- Gault & Millau. Il se prénomme Kenzo Nakata et on le félicite ! Gramm se situe rue de Flandre 86, à 1000 Bruxelles (à côté de la place Sainte-Catherine). C’est tout petit rikiki, l’ambiance est plutôt froide, la déco épurée… on sent bien qu’ici on est dans l’amour du bon produit bien cuisiné. Point. C’est bon ? A votre avis ! C’est bio ? Of course ! C’est cher ? Un  menu unique et bien costaud à 49 €… On dit ok car c’est du goût, de l’original, du cru, des beaux produits nobles et respectés (et qu’on a pas le ventre qui geint deux heures après).

Pour réserver: http://grammrestaurant.be

Pour zieuter: https://www.facebook.com/grammrestaurant/


 

Terre Mère: Le Chef, Grégory Boonen, est nutritionniste. Ses recettes sont végétariennes, le cadre est accueillant et sans chichis, l’addition est elle aussi très légère et le ventre est conquis. Il y a environ cinq ou six recettes proposées, à déguster version sandwich (ou burger), tartines ou salade (entre 7 € et 15 €). Rendez-vous rue de la Régence 21, à Liège !

http://www.terremere.be/

 

 

 

 

 

 

 

 

Peintures écologiques: pas plus chères que les classiques

Ce n’est plus à prouver, les peintures issues de l’industrie pétrochimique polluent nos intérieurs. Mais aujourd’hui, il existe de nombreuses alternatives saines et naturelles qui ne coûtent même pas plus cher que les grandes marques conventionnelles. Il faut juste savoir où les trouver…

2-006Magasin « Ecobati » à Bruxelles

Certains éléments, qui se trouvent quasi systématiquement dans les peintures pétrochimiques, sont à éviter: les métaux lourds comme le chrome (ou même le plomb, mais celui-ci a heureusement quasiment disparu des pots de peintures), les solvants comme le toluène, les cétones, l’acool, etc… Ou encore des résidus d’acide acétique de synthèse. Tout cela entraine des COV (composés organiques volatiles) qui peuvent être irritants, voire toxiques à haute dose, surtout pour les personnes sensibles (enfants, femmes enceintes, asthmatiques…)

Il est donc préférable de choisir des peintures à base d’eau et de chaux, d’argile ou de caséine (une protéine présente dans le lait). Les peintures de la marque belge « Galtane », par exemple, que vous pouvez trouver chez Carodec (Auderghem et Genval) ou Eco-Logi (Eghezée)… La liste complète des revendeurs est présente sur www.galtane.com

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La peinture doit être également perméable car il est important qu’elle laisser ‘respirer’ vos murs. C’est d’autant plus important dans nos maisons dont la performance d’isolation augmente. C’est d’ailleurs aussi une des raisons pour lesquelles les COV peuvent avoir malheureusement plus d’impact.

Sur l’étiquette: regardez avant tout la teneurs en COV (taux de COV le plus proche possible de 0 g/l, le maximum autorisé pour la peinture murale étant de 30g/l), et la présence de labels (Ecolabel, Ange bleu, Nordic Ecolabel et surtout Nature Plus).

Il existe en fait de nombreuses marques très qualitatives, qui sont finalement moins chères en général que la plupart des grandes marques conventionnelles. Chez Ecobati, (qui possède huit magasins, www.ecobati.com), vous pouvez choisir n’importe quelle couleur de l’arc-en-ciel. Les pigments naturels sont utilisés pour colorer la peinture de la marque « Ultranature ». Comptez entre 1,09 et 2,46€ du m² suivant le nombre de litres que vous achetez et l’intensité du pigment que vous choisissez (donc  entre 2,18€ et 4,92€ pour deux couches). Un peu plus pour la peinture à l’argile. À titre de comparaison, chez Levis, le m² coûte entre 3 et 4€.

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Au niveau des labels, le « Nature Plus » est le plus complet, comme l’explique Jean-François Rixen, le secrétaire général d’éco-conso. « Environ 95% des marques de peintures appartiennent en fait à un même groupe industriel. Ce groupe pétrochimique a élargi sa gamme à des produits écologiques, suivant la demande grandissante. Ces marques sont labélisées par l’Ecolabel européen, ou ses homologues ‘Nordic Ecolabel’ et ‘Ange Bleu’. Ce qui est déjà une bonne chose ! Les 5% restants sont constitués de marques d’emblée écologiques, alternatives et naturelles. Elles choisissent souvent le label ‘Nature Plus’, qui est le plus protecteur au niveau environnement et santé ».

Mais pourquoi tout le monde ne se rend pas dans les magasins de construction écologiques alors ? « Il faut simplement que nous attrapions le réflexe de passer la porte d’un magasin écologique », conclut Jean-François Rixen.

Vous voulez savoir où dénicher ces magasins ? Rendez-vous sur www.eco-conso.com, cliquez sur « Suivez le guide » puis « magasins ». La liste est longue ! Il y en a forcément un près de chez vous.

 

 

 

 

 

Un vrai pain a besoin de temps, l’industrie n’en n’a pas

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En 1985, il existait 18.000 boulangeries artisanales en Belgique. Il n’y en a plus que 4.000 environ aujourd’hui. La faute entre autres aux chaînes de « boulangerie » et aux supermarchés. Un Belge sur six y achète maintenant son pain. Mais peut-on encore appeler cela du pain quand on le sait bourré de gluten pour qu’il ne doive plus reposer, que les céréales qui le composent sont arrosées de pesticides et de fongicides, qu’on y ajoute des améliorants et des adjuvants dont la liste est aussi longue que la liste d’attente des très sollicités gastro-entérologues actuels. Alors oui, le sujet du pain mérite bien une tartine !

Vous aussi vous aviez l’impression que le consommateur voulait de plus en plus de local, de bio, d’artisanal ? Et que, logiquement, le politique allait suivre ? En vérité, c’est bien l’inverse qu’il se passe en ce moment. D’après une étude de marché GfK Belgium, les petits pains préférés des Belges sont ceux que l’on trouve chez Panos et Délifrance. Le pire du pire de l’industriel ! Et cela ne devrait pas s’arranger car le gouvernement actuel aurait tendance à faire plaisir à la Flandre et à ses puissants lobbys de l’agroalimentaire conventionnel. « Ils envisageraient de supprimer l’accès à la profession et de rendre plus souples certaines règles. Par exemple, on pourrait avoir un pain d’épeautre alors qu’il n’y a que 5% d’épeautre dedans ou encore un abaissement du pourcentage minimum de matière sèche dans le pain. Le pain industriel du futur sera donc probablement en plus bourré d’eau », nous explique le président de la fédération francophone des boulangers, Albert Denoncin.

Le retour de la « paysannerie »

La multiplication du bon pain ne viendra donc pas du politique mais du consommateur éclairé et des nouveaux boulangers, qui épousent cette carrière par passion du pain, voire de la paysannerie, comme Françoise Robert et Michel Gilbert, installés à Hennuyères. Lui travaillait dans le bâtiment et elle était économiste, quand Michel a décidé de réaliser son rêve de toujours : cultiver des céréales bio et en faire du pain artisanal. Françoise prend des cours pour devenir boulangère et ils se lancent dans l’aventure de la paysannerie, concept fondateur de leur vision de la vie et du travail. « La paysannerie c’est le retour à des exploitations à taille humaine, qui respectent les sols et qui maîtrisent le plus possible toute la chaîne de production afin de pouvoir être autonome et du coup de gagner un minimum sa vie », nous explique ce couple de passionnés, qui s’est organisé un horaire de boulanger pas classique. En effet, si le fait de travailler la nuit peut rebuter les jeunes à se lancer dans cette profession, suivez l’exemple de Françoise et Michel, qui ont trouvé une organisation très personnelle : « la semaine, nous cultivons les céréales. Le vendredi, nous faisons le pain dès l’aube, puis il est vendu au comptoir entre 16h et 19h, ainsi que le samedi matin », détaille Françoise. Un vrai bon pain artisanal, à base de farines bio, ça tient le coup une petite semaine, nous assure-t-elle.

Ils vendent en moyenne 300 pains par semaine, uniquement sur réservation pour éviter les pertes (à commander en ligne via leur site : www.fleurebonlepain.be ou par téléphone au 0472/18 65 26).

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Mais qu’est-ce qu’il y a alors dans les pains industriels ?

Pas beaucoup de vie en tout cas ! Le bon levain naturel est remplacé par des levures chimiques et du gluten. Beaucoup de gluten, car ce dernier fait monter le pain à toute vitesse : en une heure au lieu de 3, 4 voire plus de 5 heures. Et le temps c’est de l’argent ! Le blé industriel le plus répandu est donc une variété choisie entre autre pour sa charge en gluten. Mais attention, le gluten n’est pas un poison pour autant, comme l’explique le gastro-entérologue Denis Franchimont, de l’hôpital Erasme : « le gluten est très difficile à digérer. C’est pour cela que la plupart des personnes qui ont une digestion inconfortable qui enlèvent le gluten de leur alimentation, voient un changement positif. Du coup, ils concluent qu’ils sont intolérants au gluten, mais en fait ils ont juste un peu de mal à le digérer ». L’allergie au gluten serait selon lui rarissime.

Et bien sûr, vous avez un tas d’adjuvants : des émulsifiants, des relaxants, des arômes, des conservateurs et autres exhausteurs de goûts. Sans oublier les résidus de pesticides. Une farine bio, comme celle de Michel et Françoise, est dénuée d’engrais chimiques, de pesticides et d’adjuvants. Ensuite, nous explique le président de la fédération francophone des boulangers, avant d’être congelés, les pains sont précuits, parfois même par rayons ! « Il n’y a pas de secrets, si vous achetez une baguette 80 centimes, vous ne pouvez pas avoir un produit qui a pris le temps de monter et qui a été cuit au four à bois », lance Albert Denoncin, qui précise que ce genre de pains précuits arrive en général de Pologne.

Le piège des semences

La plupart des agriculteurs ne sont pas autonomes. Ils achètent chaque année des semences industrielles que l’on ne peut replanter d’année en année. C’est le cas du blé de Monsanto et de ses amis. « En plus, on perd toute la diversité des semences locales, pourtant les plus adaptées aux spécificités de chaque sol, donc plus robustes et productives », explique le couple d’agriculteurs-boulangers. Et le plus abjecte dans tout ça, c’est que la législation interdit de vendre et acheter des semences locales ! Chaque semence dispose d’un brevet et il faut se fournir dans les semences que l’industrie propose. La parade ? Comme de nombreux autres agriculteurs, ils ne vendent pas leurs semences, mais ils les donnent ou les échangent, via le mouvement de conservation de semences anciennes « Li Mestère ». Et bien sûr, Michel garde chaque année une partie de sa récolte pour pouvoir réensemencer, car son épeautre et son froment, eux, ne sont pas stériles !

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 Les moulins ont la cote !

Comme Françoise et Michel, qui font broyer leur farine sur meule de pierre au moulin de Moulbaix, d’autres moulins reprennent du service. C’est que la demande est grande chez les jeunes qui se lancent en boulangerie car ils choisissent souvent de travailler avec de la farine locale (et de préférence bio d’ailleurs). Et qui dit céréales locales, dit moulin dans le coin ! Le moulin de Vencimont par exemple, a été relancé il y a deux ans. Les roues du 18e siècle ont été remises en état de marche. Vous pouvez, en tant que particulier, acheter leurs délicates farines de froment et d’épeautre directement au moulin ainsi que du bon pain artisanal préparé à base de farines broyées sur place évidemment (sans additif technologique ni gluten industriel). Le petit plus : une belle visite du site, à faire en famille, en compagnie d’Ambroise, le responsable des lieux qui est véritablement passionnant (www.moulindevencimont.be).

Le saviez-vous ?

En Belgique, contrairement à la France par exemple, n’importe quel dépôt de pain peut s’appeler « boulangerie ». Même si le pain n’est ni préparé, ni cuit sur place ! Vigilance donc…

Allez-y les yeux fermés :

Chez Yves Guns: qui développe également une gamme bio. Trois comptoirs en bordure de Bruxelles (à Kortenberg, Sterrebeek et Wezembeek-Oppem, www.yvesguns.be).

Chez Bries à Woluwe Saint Lambert : garanti « fait maison » depuis 1923 ! (Avenue L. Gribaumont 75). Attention, Bries c’est surtout des pâtisseries et des « petits-pains ». Vous y trouverez donc de bons croissants mais pas votre pain campagne demi-gris !

Chez Agribio à Auderghem: une des seules boulangeries 100% bio à Bruxelles (chaussée de Wavre 1080). Cet atelier, qui a ouvert en 2016, travaille uniquement avec des farines Agribio, coopérative située à Havelange, dans la région namuroise.

Chez Maison Legrand, à Namur, tout y est bio ! (rue Emile Cuvelier, 18).

Au Pain d’Autrefois: à Mont sur Marchienne (avenue Paul pastur, 20). Du bio, du sans gluten, de la crème végétale sur les pâtisseries. A découvrir absolument !

Vous pouvez également trouver votre prochaine vraie boulangerie sur www.tartine-et-boterham.be (pour la Région bruxelloise), ou www.wallomade.com (pour la Région wallonne).

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